La 38e et dernière journée de Ligue 1 s’apprête à donner son verdict et à désigner l’équipe qui accompagnera Brest et Nancy en Ligue 2 la saison prochaine. Si mathématiquement, Ajaccio et Evian sont encore concernés, la lutte pour le maintien concernera essentiellement Sochaux et Troyes. Avec trois points de retard sur les Sochaliens et une différence de buts similaire, l’ESTAC peut encore espérer jouer dans l’élite la saison prochaine. Et rien que le fait de pouvoir encore rêver est une petite victoire pour les hommes de Jean-Marc Furlan.

Difficile d’imaginer il y a encore un mois que Troyes aurait encore une chance de se maintenir en Ligue 1 cette saison. Mais après avoir remporté 4 de leurs 5 derniers matches de championnat, les hommes de Jean-Marc Furlan pourraient bien damer le pion à Sochaux, le premier non-relégable, qui possède trois points de plus et une différence de buts favorable d’une unité. L’équation est donc simple : en cas de victoire de l’ESTAC sur la pelouse de Valenciennes, combiné à une défaite du FCSM à Bastia, les coéquipiers de Benjamin Nivet joueraient la saison 2013/2014 dans l’élite. Ajaccio et Evian ont beau aussi n’avoir que trois longueurs d’avance sur Troyes, leur goal average plus que favorable doit normalement leur permettre de ne pas avoir à regarder derrière eux.
Mais Jean-Marc Furlan s’est cependant voulu mesuré en conférence de presse d’avant match, ne souhaitant pas donner de faux espoirs aux supporters du club de l’Aube. Aujourd’hui nous ne maîtrisons pas le résultat. Ce qui est sûr en revanche, c’est que nous sommes dans les meilleures dispositions possibles pour faire un résultat, a expliqué l’ancien coach de Strasbourg. La probabilité de retrouver la Ligue 2 l’année prochaine est beaucoup plus importante que celle du maintien, mais c’est une chance d’avoir pu repousser l’échéance jusqu’à la dernière journée de championnat. Un discours en conformité avec l’état d’esprit que Furlan a voulu inculquer à son groupe tout au long de la saison et qui devrait permettre à ses joueurs de ne pas avoir trop de pression au moment d’entamer leur dernier match de la saison.

Les joueurs ne se focaliseront pas sur Sochaux

C’est d’ailleurs ce que reflètent les propos tenus par Benjamin Nivet en conférence de presse. Hors de question de se focaliser sur la rencontre entre Bastia et Sochaux, seul le match au Stade du Hainaut compte. Nous sommes allés chercher cette infime chance de pouvoir nous sauver, et nous en avons la possibilité de le faire en allant à Valenciennes. Nous nous déplaçons pour remporter ce match, sans nous soucier du résultat de Bastia – Sochaux, a assuré le meneur de jeu troyen, en habitué de ses confrontations décisives dans la lutte pour le maintien.

Si succès face à Valenciennes il y a, Troyes aura quasiment pris la moitié de ses points sur les six dernières rencontres du championnat. De quoi laisser des regrets, en cas de descente, à cette équipe qui avait dès le début de la saison décidé de s’en sortir par le jeu. A plusieurs reprises cette année, l’ESTAC a clairement dominé son adversaire, ne devant ses défaites et ses matches nuls qu’à des grossières erreurs défensives. Mais au bout d’une compétition aussi longue, il n’y a pas d’injustice. Que Troyes se maintienne ou descende, c’est que ses joueurs et son coach l’auront mérité.