Après sa défaite à domicile devant Bastia (2-1) lors de la 37e journée de Ligue 1, Nancy est relégué en Ligue 2. Son président, Jacques Rousselot, s’est présenté en conférence de presse malgré tout. Il règle ses comptes avec son ancien entraîneur, Jean Fernandez, qui a quitté le club lorrain en janvier.

La personne qui dirigeait l’équipe avec nous s’est sauvée et a laissé aujourd’hui une ASNL en Ligue 2, attaque le président nancéen. Maintenant, qui est ce qui va essuyer les plâtres et remettre la peinture, ce sont les dirigeants, ceux qui restent. On a validé tous ses choix de recrutement, elle a envoyé des joueurs à la cave, et le public ne voulait plus venir à Picot. C’est facile de partir comme ça et dire bye-bye les enfants. Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. On ne peut pas revenir sur le passé. Aujourd’hui, on est en Ligue 2 (…) Je ne veux plus en entendre parler de lui.

C’est le retour au purgatoire pour l’ASNL, après une saison très compliquée, avec onze points à la trêve, avec un effectif riche, a continué Jacques Rousselot. Mais nous n’avons pas pu atteindre la barre des quatorze ou quinze points à l’issue des matches aller, et en janvier, j’ai privilégié l’aspect financier. A l’intersaison, Nancy avait cédé André Luiz au Brésil, Haïdara à Newcastle et prêté Mollo à Saint-Etienne. Etre relégué, c’est l’enfer : regardez de qui est arrivé à Metz, Strasbourg, Auxerre, Sedan ou Le Mans, a-t-il énuméré. Trois descentes, c’est trop. Je vais relever le challenge pour assurer l’avenir du club, mais j’aimerais bien partager les responsabilités économiques. Avis aux investisseurs intéressés… En attendant, Jacques Rousselot a prévenu qu’il manquera entre 4 et 6 millions d’euros à la fin de la saison, avant de penser au budget pour la Ligue 2.